Pioneer DDJ SR : le micro-test

DDJ-SR_image_high-150x150Introduction :

La célèbre marque de matériel DJ tente de devenir omnipotente et après avoir rempli presque toutes les cases traditionnelles, elle déploie maintenant ses tentacules dans la catégorie des contrôleurs. Après avoir sortie ce qu’elle pense être le mètre-étalon personnifié par le DDJ SX (qui a parlé du Numark NS7-II au fond ? ^^) voilà qu’est sortie en toute discrétion son petit frère le DDJ SR alors que la campagne de présentation avait été un gros buzz.
Entre les retards de livraison et la sensation d’avoir un DDJ SX au rabais il n’en fallait pas plus pour mettre en péril le petit nouveau.

Un simple tour d’horizon du web dj francophone (et même international) suffit à montrer le peu d’intérêt pour cette machine. Et pourtant…

Plutôt que de refaire un article long et assommant je vais tenter de faire une sorte de complément d’information par rapport à tout ce que l’on trouve déjà sur le net.

DDJ-SR_angle_high

Mensurations :

Avec 55cm de longueur et 32cm de profondeur il n’est pas dans la catégorie jouet, ou alors c’est un beau joujou mais il n’est pas non plus dans la catégorie de ceux qui en imposent, le poids est de 4.5Kg grâce à une construction entièrement en plastique et recouverte d’une fine plaque d’alu peinte.

Différences entre le SX et le SR :

  1. Ce n’est pas un mixeur autonome : on ne peut pas y brancher des platines et l’utiliser sans ordinateur
  2. Il n’y pas d’afficheur au milieu des jogs : vu la précision relative de ceux-ci ce n’est pas une grande perte.
  3. Le strip search (bandeau de recherche) est absent : il a été remplacé par un shift+jog moins "prestigieux" mais tout aussi efficace.
  4. Pas de possibilité d’éditer ses grilles rythmiques directement depuis le contrôleur.
  5. La gestion de multiples boucles mémorisées est laborieuse : pour l’instant je ne peux rappeler que la première boucle stockée ou la dernière utilisée. A voir dans le futur… (mise à jour du logiciel).
  6. Le SR ne dispose pas du mode dual deck qui va synchroniser les commandes sur 2 platines du même bord (1+3) ou (2+4) par exemple.
  7. Le SR a en revanche un mode ‘pad plus’ qui offre une deuxième couche de fonctions à la section de pads.
  8. Le SR est alimenté exclusivement en usb : pas d’adaptateur secteur.
  9. Pas de réglage de la sensibilité des jogs. La sensibilité est cependant très bonne par défaut.
  10. Une seule entrée micro, jack de surcroit (berk !) et pas de sorties xlr (jack ou rca).
  11. Les boutons rotatifs de la face avant ne sont pas rétractables.
  12. Les vu-mètres sont au nombre de deux, limités à 6 leds chacun et avec une bascule "ch1/2" ou "master".
  13. Un seul bouton permet de gérer le volume du ‘Master’ OU du ‘Booth’. (interrupteur en face arrière).
  14. Affichage des valeurs de temps directement sur le contrôleur pour certaines fonctions.

Petit détail de la gamme DDJ-S* :

  • DDJ-SX : 4 voies / 4 canaux
  • DDJ-SR : 4 voies / 2 canaux
  • DDJ-SB : 2 voies / 2 canaux

DDJ-SR_PAD-PLUS_high

A l’usage :

Venant directement d’un Numark NS6, la première chose qui m’a interpellé est la sensibilité des jogs. Elle est bonne, contrairement au NS6 un poil trop sensible qui détectait le touché alors que le doigt était encore en approche à 2 ou 3mm, sur la Pioneer ce problème n’existe pas : les scratchs s’en ressentent. Malheureusement les rewinds et autres pull-up ne sont pas du tout du même tonneau (contrairement au NS6).

Le deuxième élément marquant est le mixer, bien que ce soit géré par le logiciel je n’ai pas du tout les mêmes sensations, à croire que les courbes d’égaliseur et de filtres suivent à la lettre la couleur Pioneer. On aime ou non, c’est pourtant la référence pour beaucoup.
Puisque nous sommes sur le mixer, les leds sont juste là à titre symbolique : peu nombreuses, peu réactives, elles donnent une vague idée de ce qui se passe dans l’audio : c’est pire que sur le NS6 !

La sortie casque est d’une bonne puissance malgré le fait que l’alimentation soit effectué par une simple prise usb et la sortie master est donnée pour 101dB mais je n’ai pas encore eu l’occasion de vérifier ce que ça donne en situation réelle. A priori c’est la même chose que le DDJ-SX, un poil meilleur que le NS6 qui était déjà nirvanesque de ce coté là.

La machine est hyper agréable grâce à ses dimensions, la notion de confort est préservée, on ne se sent pas à l’étroit : les crampes et autres dérangement du canal carpien ne semblent pas se profiler à l’horizon grâce aux nombreuses fonctions en accès direct (sans combinaisons de touches douteuses).

Ceux qui sont habitués à du matériel Pioneer ou veulent se familiariser avec, seront aux anges. Les autres devront se convertir. Par exemple je déplore l’absence de boutons de pitch bend, donc obligé d’utiliser la bague du jog et c’est parti pour une séance skate board…

Serato DJ 1.6 beta :

En quittant Itch j’ai très tôt détesté SDJ dans ses premières versions. Entre les coloris un peu vifs, l’explosion de boutons cliquables à l’écran (quelle honte), et surtout l’appétit d’ogre de la version en terme de ressources j’avais tourné la page Serato. Alors que je me dirigeais lentement mais sûrement vers un Traktor S4 mk2 (puisque Traktor 2 était le seul logiciel capable de fonctionner sur mon vieux PC), voilà que sort cette beta. Un rapide test avec un VCI 380 et un DDJ-SX m’a permis de mesurer immédiatement l’optimisation effectuée : retour à la case Serato !!!

Lenovo Thinkpad Core2Duo 2.5Ghz / 4Go de ram / W7 familiale 64 bits, voilà le vieux coucou qui me permet de faire tourner le logiciel avec 128 samples de latence (2 dans SDJ), pas de Core i5 ou i7 ni de Sandy-Ivy bridge et autres Haswell. Non, un bon vieux Intel(R) Core(TM)2 Duo CPU T9300 @ 2.50GHz des familles. Ça fait 7ans que je mix avec cette machine qui n’est pas un Mac…

Sur la nouvelle version, fini les décrochages usb, fini le cpu qui reste au rouge dans le logiciel alors que je suis à 45% dans le gestionnaire Windows. Désormais, 11 à 25% d’occupation processeur avec 4 platines, des effets, du slicer, tout y passe sans coupures audio. L’interface quant à elle, a subit un léger lifting, elle me plait un peu plus. La version n’est certes pas définitive et nécessite quelques améliorations mais est déjà bien suffisante et surtout utilisable !

Astuces :

  • changer la sortie audio de 24 à 16bits dans le panneau de configuration audio de la carte son (moins d’information à traiter et la qualité de son ne s’en ressentira pas avec vos fichiers mp3 pourris)
  • utiliser un câble avec 2 prises USB A vers 1 prise USB B : vous serez toujours en 5V mais 1A disponible au lieu de 500mA, donc en cas de fluctuations électriques ou de faiblesse de votre port usb, vous êtes sauvés. Là où je vois les leds vaciller en terme de luminosité, certains seront carrément déconnectés…

Y-usb

Conclusion :

Que vous ayez un budget restreint ou aucune nécessité pour certaines fonctions avancées du DDJ SX, le SR offre une très bonne alternative. Et quoi qu’en disent certains "pro", cette machine est tout à fait capable d’assumer le travail : elle saura répondre aux exigences du plus grand nombre. Les concessions faites par Pioneer sur ce modèle ne sont pas bloquantes. Les dimensions et le poids contenu le rende suffisamment transportable sans pour autant sacrifier le confort d’utilisation. L’expérience utilisateur a vraiment le goût du Pioneer !

Je pense avoir fait le tour, n’hésitez pas pour les questions et autres.

Un peu d’expérimentation

remixcompsComme une envie d’autre chose…  Et pourquoi pas un peu de production ?

De la prétention mal placée ? le dépassement de soi ?
Quoi qu’il en soit, le mal est fait : j’ai commi un remix dans le cadre d’un concours sur un genre qui n’est résolument pas le mien : pop / son de l’été / ou autres appelations.

L’exercice était captivant :
- faire abstraction de certaines choses
- pousser un peu ses conaissances au delà de ses limites de confort
- se confronter aux autres (la compèt ? nnaaaannnn pas mon truc)
- propulser son travail dans le monde réel (le moment de vérité)

L’instru est intégralement de moi, je n’ai ré-utilisé que la voix (le chant) de l’artiste, le remix est donc une complète re-composition autour de sa voix.

La musique qui sert une conviction

premier-rasta
Une fois n’est pas coutume, le billet du jour va certes parler de musique,  mais surtout de politique, de religion, bref, tout ce que l’on cherche à fuir en écoutant de la musique plutôt que de regarder le journal de 20h… (et là 90% des lecteurs se sont déconnectés ! :P)
Ce que je vous propose est un documentaire qui s’intitule "Le premier rasta" d’Hélène Lee.
Leonard Percival Howell (1898-1981) a créé de toutes pièces la philosphie du rastafarisme, avec en vue des enjeux très précis.

Entre la définition de babylone, la construction du canal de Panama, l’immigration, du colonialisme, LENINE, les républiques bananières, la nourriture ital, l’herbe, la corruption (et bien d’autres) on en apprend énormement sur la Jamaïque et son histoire qui a sculptée le rastafarisme. Et c’est ainsi que l’on comprend mieux le message de certains textes de ska/reggae (vocabulaire), l’attitude rebel chantant et combattant de la paix.

Le documentaire est marketé comme altermondialiste : "L’objectif du film est de permettre la réhabilitation des Rastas dans l’histoire des grands mouvements alter-mondialistes. Le film permet de comprendre en quoi ils ont été de véritables précurseurs en la matière."

Je trouve que c’est minimiser la pensée du fondateur qui voyait bien plus loin que ça (religion). Ce qui m’a le plus frappé, c’est l’omniprésence de la symbolique dans tout les éléments mis en place qui répondent chacun à un fait bien précis.

Ni pour, ni contre les rastas : le film explique simplement ce qu’ils font et pourquoi ils le font en rattachant le tout à cette période mouventée.

Dembow, ce grand-père de 23ans

iheartdembow

Qui est donc ce fameux Mr ???
Il s’agit du seul, de l’unique, du célèbre, du fameux motif rhtymique (boucle/sample) qui occupe une place très importante dans la musique des années 90/2000 (et maintenant 2010).

En quelques mots :
1-Shabba Ranks : le titre Dembow sorti en 1991 a rendu populaire le riddim. Controverse quand tu nous tiens…
2-Reggaeton : lorsque le genre était encore underground, il s’appelait lui même le Dembow. C’était l’époque des fameux Spanish Ragga…
3-Ragga : cette dancehall si "basique" des antilles françaises est elle aussi basée dessus. Si c’est trop harmonisé/complexe ça ne passe pas… (pas assez ghetto ?)

Shabba Ranks est le parrain, Reggaton et Ragga sont les enfants.

Rien ne valant un bon support pédagogique, je vous propose donc de vous rincer l’oeil sur la jeunesse de Dembow et de ses 1/2 frères.

Support pédagogique n°1

The Dembow Variations from wayneandwax on Vimeo.

Maintenant que nous savons de qui il s’agit je vais vous parler de ses petits enfants…
Nan mais chui sérieux là !!!

Le plus connu est Moombathon, la légende veut qu’un certain Dave Nada (DJ) en ralentissant de la Dutch House à la vitesse du Reggaeton pour les enchainer/superposer/mixer à provoqué une sorte d’hystérie sur la piste.
Le moombathon était né : une rhytmique de reggaeton avec des synthés dégoulinants et des lignes de basse saturée.

J’ai rarement vu une scène aussi productive et moussante, une sorte de déferlante mondiale qui arrive dans le sillage de l’électro (EDM) aux Etats Unis et prend pied plus facilement dans le cadre urbain que l’electro/pop façon club "c’est trop dl’a balleeeeuh…"

La preuve ? Bah le titre mondial de l’année 2013.

Support pédagogique n°2

Diplo (Major Lazer), Skrillex, Steeve Aoki, Francis Dillon, et beaucoup d’autres pointures de la musique électronique actuelle (je ne parle pas des vieux botoxés qui sont là depuis 2000 voir avant !) ont tous gouttés au moins une fois à la fièvre Moombah.

Le plus "drôle" dans cette histoire, c’est de voir des chanteurs Jamaïcains se faire inviter sur ces productions (Elephant Man, Busy Signal) ou plus simplement se faire remixer (Vybz Kartel, Konshenss). La boucle est bouclée, les petits enfants de Dembow ont fait leur retour aux sources…

Mais la musique actuelle est si mouvante (pensez au morphing), que certains n’ont pu s’empêché de jouer aux savants fous et de donner naissance à : MoombahCore, MoombahStep, MoombahTrap, MoombahKuduro qui sont des sous-genrse beaucoup plus dur/underground et qui pourraient choquer un public non averti.

Support pédagogique n°3

On notera que le mix est de Diplo lui même ! Au départ je voulais le faire, mais il a insisté (allléééé steupplllllèèèèèè). Bon j’ai cédé…

Voilà le cours est terminé pour aujourd’hui !

Prière de ne pas tirer sur le corbillard

corbillardUne explosion de faible intensité viens de se faire ressentir dans la blogosphère DJ/producteur. (flatulence ?)
L’histoire ?
Un certain manque de créativité/originalité (copycat), rien de très détonnant (ni de nouveau d’ailleurs) MAIS il se trouve que ça été illustré d’une manière très brutale et surtout évidente.

L’objet du délit c’est ce "mini mix", où les auteurs ce sont amusés à enchaîner (littéralement) certaines parties de 16 morceaux différents en 1 minute.
(ça ne sent pas très bon)

Sans être expert ni fan, il est évident qu’il y a une similitude très fortement marqué, pour ne pas dire une volonté évidente de sonner comme les autres. La démonstration est pertinente.
(ça sent plutôt le mort non ?)

Néanmoins, je préfère quand c’est fait avec plus de subtilité (d’humour ?)

Maintenant qu’on a fini de tirer sur les ambulances, je vous demande de ne pas tirer sur le corbillard qui transporte le corps du zouk et tourne en rond sans jamais trouver le cimetière…
(odeur de putréfaction intense, masque à gazs de rigueur)

Une semaine pour tout changer !

valerie-damidot-dco
J’ai l’impression que vous vous êtes fait avoir par mon titre… Non je ne vais pas passer à la télé avec une truelle et un rouleau de peinture, en revanche je m’y attèle pour mon blog.

  1. la hiérarchie des pages sous l’onglet ‘Blog’ afin d’avoir un second niveau de filtre
  2. l’intégration du lecteur MixCloud dans la colonne de droite (un gros bricolage qui en plus n’affiche pas les pochettes !). Oui je sais c’est nul… mais ce n’est pas de ma faute.
  3. une page prod pour les retrouver directement : les mixes sont sur MixCloud et les productions sur… SoundCloud. Voilà on va y arriver.
    - Les vidéos ?
    - Bah, sur Youtube pourquoi ?
    - VideoCloud ?
    - Non je ne connais pas…
  4. Ca ne devrait plus trop bouger je pense, et je vais enfin pouvoir commencer à spammer publier comme un fou… ou pas ! :P